Histoire des lieux


Depuis le moyen-âge l’histoire du village est liée aux deux châteaux qui le dominent de part et d’autre de la Loue. Châteauvieux, construit au XI siècle fait partie d’un village pittoresque, situé à un kilomètre de Vuillafans. Cet édifice fut détruit par un incendie en 1807. Il a depuis été racheté et remis en état par des propriétaires privés qui l’habitent désormais. Châteauneuf, bâti par les sires de Durnes dans le premier quart du XIIIe siècle, est aujourd’hui à l’état de ruines. Il était précédé par un bourg castral avec chapelle. Ce dernier comptait plus de 200 âmes. Un double fossé en protégeait l’accès au nord-est. Il connut son heure de gloire au cours du XVI siècle mais l’ensemble a été détruit vers 1479 lors des guerres de Bourgogne par les troupes de Louis XI, et laissé à l’abandon. Ses pierres servirent à la construction de maisons à Echevannes et Vuillafans et du monastère des Capucins de Vuillafans.

Il y a un siècle, 2000 hectares de vigne s’étendaient de Mouthier-Haute Pierre à Ornans. De nombreux propriétaires exploitaient de petites surfaces vivant du troc avec les paysans, éleveurs de bétail et céréaliers.

L’avènement du chemin de fer et de l’industrialisation dans la vallée apporta plusieurs changements dans la vie de chacun : régularité des revenus, arrivée de vins du midi différents et concurrentiels…
La production locale diminua donc petit à petit et le phylloxéra vint mettre le coup de grâce à l’exploitation des vignobles de la vallée.

Seuls quelques passionnés continuèrent à maintenir leur attachement à cette culture.

Quelques décennies plus tard, au début des années 80, une volonté est née parmi quelques amoureux du vin et des traditions : il faut renouer avec le vin de la vallée !

Des hommes et des femmes se réunirent et fondèrent une association pour la réanimation des traditions et la renaissance de métiers ruraux propres à la vallée de la Loue : l’association Ruranim. Une souscription fut ouverte : plus de mille souscripteurs soutiennent alors le projet. Les terrains furent choisis, défrichés, dessouchés. Les matériels furent installés, piquets, fils de fer… Les cépages autorisés prirent enfin racine.

Un travail colossal fut exécuté et sans les bénévoles, rien n’aurait pu se réaliser.

L’association prit une importance remarquable par la qualité de sa production, récompensée tous les ans par des médailles d’or, d’argent ou de bronze. Les vins de la vallée figuraient parmi les meilleures productions des Vins de Pays de Franche-Comté (Chardonnay, Pinot Noir, Pinot Auxerrois).

Aujourd’hui l’association n’existe plus, mais deux jeunes viticulteurs relèvent le challenge: Yanick Cardonne et François Aubert, continue avec passion le travail de vigne de la vallée pour maintenir ce patrimoine et poursuivre la production viticole locale.